Une nouvelle année commence, et avec elle revient le fameux rituel des bonnes résolutions. Chaque 1er janvier, on a cette impression de repartir à zéro, de pouvoir tout recommencer. On se fixe des objectifs ambitieux, persuadés que cette fois, on va enfin venir à bout de nos mauvaises habitudes et démarrer l’année du bon pied.
Une tradition qui traverse les siècles
Mais saviez-vous que cette tradition ne date pas d’hier ? Elle a en fait plus de 4 000 ans ! D’après Joanne Dickson, professeure en psychologie et santé mentale à l’Université Edith Cowan, tout a commencé dans l’ancienne Babylone. À l’époque, les Babyloniens faisaient des promesses aux dieux pour obtenir leur faveur. Les Romains ont ensuite repris cette coutume, célébrant la nouvelle année le 15 mars, au moment des semences. Au fil du temps, ce rituel religieux s’est transformé en une pratique plus personnelle : une sorte de mise à jour annuelle pour essayer de devenir une meilleure version de soi-même.
Entre espoir et pression
Pourtant, ce qui devrait être une période d’espoir peut vite devenir une source de stress. Les salles de sport sont bondées, les réseaux sociaux débordent de conseils sur « Ma nouvelle routine productive », et la fameuse question « Alors, c’est quoi tes résolutions ? » revient sans cesse. Résultat ? On se sent souvent submergé par la pression – celle qu’on se met tout seul, mais aussi celle qu’on ressent face aux attentes des autres.
Changer mais à quel rythme ?
Une étude menée par Phillipa Lally, chercheuse en psychologie de la santé à l’Université de Londres, a montré qu’il faut en moyenne 66 jours pour adopter une nouvelle habitude. C’est-à-dire environ deux mois pour que cette nouvelles habitude devienne naturelle. Alors pourquoi vouloir tout transformer du jour au lendemain ? Peut-être qu’il serait plus judicieux d’y aller doucement et d’être bienveillant envers nous-mêmes afin de tenir nos objectifs et surtout de ne pas tout abandonner au bout de deux semaines.
L’hiver : un temps pour ralentir
Cette semaine durant un cours de yoga, mon professeur a partagé une réflexion à ce sujet : l’hiver est une saison qui nous invite au calme et à la patience. La nature ralentit, certains animaux hibernent… Alors pourquoi ne pas faire pareil ? Plutôt que de se précipiter dans l’action dès le début de l’année, on pourrait prendre le temps de réfléchir à ce qu’on veut vraiment changer et comment le faire durablement.
Une année comme un voyage
Finalement, le but n’est pas de tout révolutionner en quelques jours mais d’avancer pas à pas, avec douceur et réalisme. Et si cette année était un voyage plutôt qu’une course contre la montre ? À travers cet article, je vous souhaite de trouver un peu de sérénité et d’inspiration pour vos projets. Prenons le temps d’écouter nos besoins profonds, d’avancer à notre rythme et de cultiver la patience. C’est peut-être là que se cache la clé d’un vrai changement – celui qui dure et qui nous fait grandir.







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